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Insta­gram : opti­mi­sa­tion des publi­ca­tions, montée de la publi­cité et nouveau fil d’ac­tua­lité

Insta­gram est une appli­ca­tion de partages de photos et de vidéos. Entre succès plané­taire, rachat en grandes pompes par le géant de la Sili­con Valley Face­book, intro­duc­tion de la publi­cité payante (et autres avan­tages et formats spon­so­ri­sés accor­dés aux utili­sa­teurs qui sont prêts à en payer le prix) et modi­fi­ca­tion du système d’af­fi­chage des publi­ca­tions sur le fil d’ac­tua­lité, Insta­gram est (depuis quelques années et) actuel­le­ment, sur toutes les lèvres.

Réseau social Instagram

Cet article cher­chera donc à synthé­ti­ser l’en­semble des infor­ma­tions – études et chiffres – dispo­nibles sur ces diffé­rents points, tout en rappe­lant les bonnes pratiques en matière d’op­ti­mi­sa­tion des publi­ca­tions sur Insta­gram, afin de toucher (malgré la diffi­culté crois­sante) un maxi­mum d’uti­li­sa­teurs sur la plate­forme.

La plate­forme mobile et le réseau social Insta­gram

Insta­gram est un réseau social (et une appli­ca­tion mobile) spécia­lisé dans le partage de photos et de vidéos. La publi­ca­tion se fait sur smart­phones et tablettes (iOS, Android et Windows Phone), tandis que sur PC, seule la consul­ta­tion est possible.

la plateforme mobile et le réseau social Instagram

Cofondé en octobre 2010, Insta­gram reven­dique désor­mais plus de 400 millions d’uti­li­sa­teurs, dont 75% en dehors des Etats-Unis. En 2016, Insta­gram, c’est un total de 40 milliards de photos parta­gées, dont 80 millions de photos parta­gées chaque jour et 3,5 milliards de « j’aime » enre­gis­trés chaque jour.

Chiffres du réseau social Instagram

Insta­gram arrive en 3ème posi­tion parmi les réseaux sociaux les plus popu­laires dans le monde après Face­book, son proprié­taire (qui comp­ta­bi­lise 1,55 milliard d’uti­li­sa­teurs), et Tencent QZone, le réseau social Chinois (qui lui enre­gistre 668 millions d’uti­li­sa­teurs).

Carte des réseaux sociaux dans le monde - Août 2015

Le réseau social de partage d’images et de vidéos a su atti­rer petites et grandes marques, photo­graphes et blogueurs, ainsi que nombre de célé­bri­tés de par le monde. Ainsi, 80% des comptes de grandes marques publie­raient de manière hebdo­ma­daire, et possé­de­raient plus de 10 000 follo­wers.

Statistiques Instagram - The number of active brands is increasing

« [Selon une étude LocoWise récente,] le taux de crois­sance des profils qui suivent d’autres comptes est actuel­le­ment à son plus haut niveau depuis le mois d’Août 2015. Ce qui veut dire que les marques conti­nuent à recru­ter des abon­nés sur la plate­forme. Cette crois­sance du nombre de follo­wers sur Insta­gram reste égale­ment assez impres­sion­nante quand on la compare à d’autres réseaux sociaux tels que Face­book et Twit­ter. Le nombre pour Insta­gram en Janvier 2016 était de 0,37% alors que celui de Face­book était de 0,16 % et Twit­ter 0,11 %. Encore une fois, il s’agit de crois­sance orga­nique ici » – aroba­se­net.com.

Chiffres Instagram : Followers Growth (Instagram Study Janvier 2016 by LocoWise)

Dimi­nu­tion de l’en­ga­ge­ment sur Insta­gram depuis l’ap­pa­ri­tion des publi­ci­tés payantes et des formats spon­so­ri­sés

Les publi­ci­tés payantes Insta­gram

En avril 2012, Face­book rache­tait Insta­gram pour 766 millions d’eu­ros. Comme je l’évoquais dans mon précé­dent article : « Baisse du taux de reach Face­book : quel impact pour les marques, la publi­cité payante et l’or­ga­ni­sa­tion de concours ? », Face­book cherche à dimi­nuer de plus en plus le taux natu­rel d’en­ga­ge­ment (natu­ral reach rate), afin d’in­ci­ter à l’achat d’em­pla­ce­ments publi­ci­taires spon­so­ri­sés. C’est désor­mais la même logique qui s’ap­plique sur Insta­gram qui inonde ses utili­sa­teurs de publi­ci­tés afin de renta­bi­li­ser au maxi­mum sa plate­forme.

Chiffres Instagram : baisse de l'engagement - étude LocoWise - Janvier 2016 - Facebook is killing Instagram engagement with the advertising

Ainsi, selon une nouvelle étude de LocoWise, le taux d’en­ga­ge­ment sur Insta­gram a baissé de 66,07% par rapport à il y a 10 mois. Pire, il aurait baissé de 12,04% entre le mois de décembre 2015 et janvier 2016. Cause probable : l’of­fen­sive publi­ci­taire récente d’Ins­ta­gram qui déplai­rait forte­ment à ses utili­sa­teurs.

Chiffres Instagram : taux d'engagement / Engagement rate - etude LocoWise - janvier 2016

 

En effet, à la mi-février 2016, une étude révé­lait qu’Insta­gram diffu­sait 13 fois plus de publi­cité qu’il y a 5 mois (passant de 50 millions d’im­pres­sions / de vues publi­ci­taires au mois d’août 2015, à 100 millions de publi­ci­tés diffu­sées un mois plus tard, au mois de septembre 2015, pour culmi­ner à 670 millions de publi­ci­tés diffu­sées à la fin de l’an­née, en décembre 2015). Cette augmen­ta­tion dras­tique serait due à l’ad­di­tion des publi­ci­tés payantes Insta­gram, aux publi­ci­tés payantes de Face­book Ads (les annon­ceurs Face­book pouvant désor­mais diffu­ser simul­ta­né­ment une publi­cité sur les deux réseaux sociaux).

Chiffres Instagram : impressions publicitaires

Le rallon­ge­ment du temps de vidéo dispo­nible sur Insta­gram

En septembre 2015, Insta­gram lançait les annonces vidéo. Il avait alors étendu la durée des vidéos publi­ci­taires à 30 secondes, sachant que la durée des vidéos diffu­sées par l’uti­li­sa­teur lambda est, quant à elle, limi­tée à 15 secondes. Désor­mais, les utili­sa­teurs qui sont prêts à en payer le prix disposent de 60 secondes de vidéos, afin de mieux vendre leurs produits / leurs marques, sur la plate­forme.

Enregistrer une vidéo sur Instagram

« Face­book’s COO Sheryl Sand­berg announ­ced that Face­book is happy with the adver­ti­sing growth on Insta­gram. She didn’t disclose any speci­fic reve­nue numbers but 98 of the top 100 Face­book adver­ti­sers now also adver­tise on Insta­gram. Insta­gram is seen as one of the main reasons why Face­book’s ad impres­sions in 4th quar­ter of 2015 increa­sed by 29% year-on-year. » – LocoWise.com

Traduc­tion :

Le direc­teur des opéra­tions chez Face­book, Sheryl Sand­berg, a annoncé que Face­book était heureux de l’aug­men­ta­tion des publi­ci­tés sur Insta­gram. Elle n’a pas donné de chiffres précis, mais 98% du top 100 de ses publi­ci­taires publient égale­ment sur Insta­gram. Insta­gram est perçu comme l’une des raisons prin­ci­pales pour lesquelles les impres­sions des publi­ci­tés Face­book ont augmenté de 29% le premier quadri­mestre 2015.

L’ajout d’un bouton « buy now » / lien fonc­tion­nel

Dernier avan­tage des publi­ca­tions spon­so­ri­sées : la possi­bi­lité, pour les marques, d’ajou­ter un lien hyper­texte fonc­tion­nel en accom­pa­gne­ment de leur image (ce qui n’est pas le cas pour les publi­ca­tions clas­siques), via un bouton « shop now / learn more / sign up / install now / … » (ache­ter, en savoir plus, s’ins­crire, instal­ler main­te­nant, …)

Instagram - CTA (call-to-action) Buy Me Bouton

« From the early days of Insta­gram, the biggest hurdle for e-commerce on the plat­form was lack of func­tio­na­lity which would allow for clickable links in photo captions. What moti­va­ted Insta­gram to keep links away from captions is clear: the network’s main focus is sharing visual content, not URLs. Soon enough, users and adver­ti­sers found a way around this by placing links in bio descrip­tions and direc­ting their audience there […] The new call-to-action buttons are a win-win for the network and its adver­ti­sers. » – blog.hoot­suite.com

Traduc­tion :

Depuis les débuts d’Ins­ta­gram, le plus gros problème pour l’e-commerce sur cette plate­forme fut le manque de fonc­tion­na­li­tés permet­tant d’ajou­ter des liens cliquables dans la légende de leurs photos. La moti­va­tion d’Ins­ta­gram était évidente, l’objec­tif premier de la plate­forme étant de parta­ger des conte­nus visuels, et non des URL. Bien assez tôt, les utili­sa­teurs et les publi­ci­taires ont trouvé un moyen de le faire malgré tout, en plaçant un lien dans la biogra­phie du profil, et en redi­ri­geant leurs « follo­wers » vers ce lien. Ainsi, le nouveau bouton « call-to-action  » permet tant aux utili­sa­teurs qu’aux publi­ci­taires d’en tirer profit.

Mise à jour du fil d’ac­tua­lité (news feed) d’Ins­ta­gram

« Après Face­book et Twit­ter, Insta­gram va lui aussi se conver­tir aux algo­rithmes. Le réseau social dédié aux photos s’ap­prête à tester une nouvelle manière d’or­don­ner son fil d’ac­tua­lité. Les images ne seront plus rangées par ordre anté­chro­no­lo­gique (du plus récent au plus ancien), comme actuel­le­ment, mais par perti­nence. Les conte­nus jugés les plus inté­res­sants, selon vos ‘likes’, les comptes que vous suivez ou vos inter­ac­tions avec eux, seront mis en avant. » – lefi­garo.fr

La nouvelle a eu l’ef­fet d’une bombe. Après Face­book et Twit­ter, c’est au tour d’Ins­ta­gram de faire appel à un algo­rithme pour affi­cher les publi­ca­tions sur le fil d’ac­tua­lité, sur base des préfé­rences et inter­ac­tions anté­rieures de son utili­sa­teur. Mais qui dit gain de visi­bi­lité pour les uns, dit perte pour les autres, puisqu’un utili­sa­teur dont vous n’au­rez jamais fait que regar­der passi­ve­ment les publi­ca­tions sans jamais les « aimer » ou les commen­ter, n’ap­pa­rai­tra plus dans votre fil d’ac­tua­lité (une réplique du système mis en place depuis 2009 sur Face­book).

Instagram : augmentation ou diminution de la visibilité - nouveau fil d'actualité (newsfeed Instagram)

La raison de l’im­plé­men­ta­tion de cet algo­rithme sur Insta­gram ? Selon eux, une ques­tion de gestion de conte­nus deve­nue beau­coup trop impor­tante. Selon nous, une raison écono­mique évidente :

« ‘Vous seriez surpris d’ap­prendre que nos utili­sa­teurs loupent en moyenne 70% de leur fil d’ac­tua­lité’, précise Insta­gram dans un post de blog. ‘ Alors que nous gran­dis­sons, il devient diffi­cile de gérer toutes ces photos et ces vidéos que nos utili­sa­teurs partagent. Cela signi­fie que souvent, vous ne voyez pas les publi­ca­tions qui pour­raient vous inté­res­ser.’ Il s’agit aussi d’un enjeu écono­mique : Insta­gram affiche depuis un an des publi­ci­tés sur son fil d’ac­tua­lité. Chaque chan­ge­ment est donc crucial pour le réseau social, qui a tout inté­rêt que son service soit consi­déré comme plus inté­res­sant, et donc consulté plus long­temps et plus souvent, par ses utili­sa­teurs. » – lefi­garo.fr

Cela inquiète, d’un côté, les utili­sa­teurs qui craignent de se retrou­ver inon­dés de photo­gra­phies de célé­bri­tés (ceux là même qui disposent de nombreux commen­taires et ‘j’ai­me’ de la part de la commu­nauté Insta­gram) ; de l’autre, les petites et moyennes entre­prises qui risquent de voir leurs produits dispa­raitre des fils d’ac­tua­li­tés au profit des grosses marques.

En réac­tion à cette crainte, de nombreux utili­sa­teurs ont (derniè­re­ment) commen­cés à parta­ger des photo­gra­phies deman­dant à leurs « follo­wers » d’acti­ver les noti­fi­ca­tions pour leur page (en anglais : « turn me on  »), dans le même prin­cipe que d’ac­ti­ver les noti­fi­ca­tions pour conti­nuer à « suivre » quelqu’un sur Face­book.

Tendance Instagram : Turn Me On notifications - A trendy life

Malheu­reu­se­ment, il s’agit là d’une solu­tion tempo­raire puisqu’être bombardé de noti­fi­ca­tions (on reçoit une noti­fi­ca­tion dès qu’une personne que l’on suit publie une nouvelle photo) risque de rapi­de­ment deve­nir déran­geant. Qui plus est, cette solu­tion dilue­rait dans le flux des noti­fi­ca­tions les propres noti­fi­ca­tions des utili­sa­teurs (les réac­tions à leurs propres publi­ca­tions).

Au final, il appar­tien­dra aux utili­sa­teurs d’Ins­ta­gram de trou­ver (comme sur Face­book) de nouveaux moyens d’at­ti­rer davan­tage l’at­ten­tion et de géné­rer des inter­ac­tions (de l’en­ga­ge­ment) sur leurs publi­ca­tions.

« Follo­wing the announ­ce­ment, many took to Twit­ter and other social networks, using the hash­tag #RIPIns­ta­gram, #boycot­tins­ta­gram and #keepins­ta­gram­chro­no­lo­gi­cal to share their rage. A peti­tion has even been laun­ched on Change.org, asking Insta­gram to leave its chro­no­lo­gi­cal feed alone – or at the very least give users the option to switch the algo­rithm off if they want to. Howe­ver, the Face­book-owned company appears to be going ahead with the change – despite promi­sing to « get this right and listen to your feed­back along the way ». It said it would be rolling out the algo­rithm in the « coming months » – but rumours suggest it could arrive as soon as 29 March. » – mirror.co.uk

Traduc­tion :

Suivant l’an­nonce [de la mise en place d’un algo­rithme pour le fil d’ac­tua­lité Insta­gram], beau­coup se sont rendus sur Twit­ter et d’autres réseaux sociaux, utili­sant les hash­tags #RIPIns­ta­gram, #boycot­tins­ta­gram et #keepins­ta­gram­chro­no­lo­gi­cal afin d’ex­pri­mer leur mécon­ten­te­ment. Une péti­tion a même été lancée sur Change.org, deman­dant à Insta­gram de lais­ser son fil d’ac­tua­lité chro­no­lo­gique tranquille – ou tout du moins, de lais­ser la possi­bi­lité aux utili­sa­teurs de désac­ti­ver l’al­go­rithme s’ils le dési­rent. Malgré tout, Face­book (proprié­taire d’Ins­ta­gram) persiste sur cette voie – sans sembler tenir compte de leur promesse de « faire ça bien et d’écou­ter les retours tout au long du proces­sus ». L’al­go­rithme devrait être lancé dans les mois à venir, mais des rumeurs suggèrent qu’il pour­rait être mis en place dès le 29 mars 2016 (ce qui ne fut pas le cas).

Comment opti­mi­ser ses publi­ca­tions Insta­gram ?

Optimiser ses publications sur Instagram

Accom­pa­gnez vos photos d’une histoire, d’un contexte

Initia­le­ment, Insta­gram fut conçu afin que ses utili­sa­teurs puissent parta­ger des moments de leur vie quoti­dienne. Rapi­de­ment pris d’as­saut par les publi­ci­taires et photo­graphes de tous bords, beau­coup en ont oubliés l’uti­lité première du réseau social. Or, si une image vaut mieux qu’un long discours, il n’en reste pas moins que préci­ser le contexte d’une photo­gra­phie génère sympa­thie et enga­ge­ment. Qui plus est, elle apporte une plus-value a votre image et dimi­nue la distrac­tion provoquée par les hash­tags.

« Whether you use Insta­gram for perso­nal bran­ding, a behind-the-scenes look at work­place culture or as an online cata­logue of your products, any photo can bene­fit from some context. Plus, if your caption text has story­tel­ling value, then any hash­tags or emoji you add don’t look quite so distrac­ting. » – blog.hoot­suite.com

Traduc­tion :

Que vous utili­siez Insta­gram pour votre marque person­nelle, un aperçu de l’en­vers du décor de votre lieu de travail, ou encore un cata­logue en ligne de vos produits, n’im­porte quelle photo peut béné­fi­cier d’une mise en contexte. Qui plus est, si votre texte a une plus-value du point de vue de son histoire, peu importe le nombre de hash­tags ou d’émo­ti­cons que vous ajou­te­rez derrière, ils ne semble­ront pas si déran­geants.

Accom­pa­gnez vos photos d’une demande, posez une ques­tion

Des études ont démon­trées que les publi­ca­tions accom­pa­gnées d’une ques­tion ou d’une demande d’aide, à l’at­ten­tion des « follo­wers », géné­rait davan­tage d’en­ga­ge­ment que les autres publi­ca­tions. Sur un réseau social ou de nombreuses photos se ressemblent, ajou­ter un peu de contexte et invi­ter ses utili­sa­teurs à inter­agir en leur posant une ques­tion peut vous aider à vous diffé­ren­cier. Car plus une photo a de commen­taires et de « j’aime », plus elle a de chances d’ap­pa­raître dans les résul­tats de recherche d’autres utili­sa­teurs.

Optimisation des publications sur Instagram : ask a question / posez une question

Opti­mi­sez le texte de vos légendes pour les diffé­rents réseaux sociaux

Insta­gram permet (en plus de l’ajout d’une photo­gra­phie sur sa plate­forme) le partage vers 4 réseaux sociaux diffé­rents (Face­book, Twit­ter, Tumblr, Flickr ou une adresse élec­tro­nique). Si vous publiez souvent depuis cette plate­forme, et que vous utili­sez régu­liè­re­ment le système de partage simul­tané pour vous faci­li­ter la tâche, réflé­chis­sez toujours en amont à la capa­cité de récu­pé­ra­tion de certains éléments par les autres réseaux. En effet, si vous ajou­tez un tag (par exemple), qui néces­site l’uti­li­sa­tion du symbole « @ » sur Insta­gram, prenez en consi­dé­ra­tion que ce symbole pour­rait agir diffé­rem­ment sur les autres réseaux sociaux (en ne renvoyant pas vers le même utili­sa­teur, qui n’existe pas sur les autres plate­formes, et/ou en créant un autre type d’af­fi­chage qui créera de la distrac­tion). Dans le même ordre d’idée, assu­rez-vous que les hash­tags que vous utili­sez (#) feront écho sur les autres réseaux.

Publiez les bons conte­nus au bon moment

Ponc­tuel­le­ment, prenez le temps d’ana­ly­ser les résul­tats obte­nus, suite à vos publi­ca­tions. Lesquelles ont généré le plus d’en­ga­ge­ment par rapport à vos « follo­wers » / à votre commu­nauté ? Quels jours et au sein de quelle tranche horaire ces derniers ont-ils été les plus présents et réac­tifs ? Expé­ri­men­tez en retour diffé­rents types de publi­ca­tions à diffé­rents moments et obser­vez si vos résul­tats se confirment. Favo­ri­sez enfin ce qui fonc­tionne le mieux dans votre cas.

De nombreux articles traitent du « meilleur moment pour publier sur Insta­gram ». Pour­tant, aucun ne commu­nique les mêmes résul­tats. C’est simple­ment parce que chaque type de profil (une célé­brité améri­caine, une blogueuse mode, un photo­graphe urbain, un tatoueur, un voya­geur, etc.) et chaque commu­nauté de « follo­wers » qui lui corres­pond, ne peuvent être iden­tiques. Qui plus est, la situa­tion géogra­phique importe égale­ment (notam­ment, si se retrouvent au sein d’une même commu­nauté, diffé­rents profils géogra­phiques).

Ajou­tez les bons hash­tags et la loca­li­sa­tion

D’après une étude SimplyMea­su­red sur l’in­dus­trie Insta­gram, les publi­ca­tions loca­li­sées et faisant appel à des hash­tags, ont un taux d’en­ga­ge­ment beau­coup plus impor­tant. Les publi­ca­tions conte­nant plusieurs hash­tags donnent égale­ment de meilleures perfor­mances que la moyenne (à condi­tion de ne pas trop en abuser).

Chiffres Instagram : statistiques de l'utilisation des hashtags

Comme sur Twit­ter, les hash­tags sur Insta­gram sont très impor­tants. Des hash­tags bien employés permettent d’ap­por­ter une visi­bi­lité gratuite et inter­na­tio­nale à une image, sans trop d’ef­fort.

« While hash­tags on all social networks have the same funda­men­tal purpose of content tagging and disco­very, the use of hash­tags still varies by network. In terms of use, Insta­gram hash­tags, for example, are often more focu­sed on descrip­tion of the photo and the tools used to take it than on a broa­der story or theme. » – blog.hoot­suite.com

Traduc­tion :

Si les hash­tags ont la même fonc­tion de décou­verte et d’iden­ti­fi­ca­tion de conte­nus, leur utili­sa­tion varie cepen­dant d’une plate­forme à une autre. En termes d’uti­li­sa­tion, les hash­tags d’Ins­ta­gram, par exemple, se concentrent davan­tage sur la descrip­tion de la photo et les outils employés pour la prendre, que pour racon­ter une histoire ou évoquer un thème.

Quelques bonnes pratiques dans l’uti­li­sa­tion de hash­tags sur Insta­gram :

  • Utili­sez des hash­tags perti­nents. Par exemple : si vous cher­chez à atteindre les fans de la marque Volks­wa­gen, le hash­tag #vwvan vous appor­tera davan­tage d’uti­li­sa­teurs du public que vous ciblez, que le hash­tags plus géné­rique #vw.
  • Variez les hash­tags « géné­riques » (ou tendances) qui ont une statis­tique élevée d’uti­li­sa­tion (toujours, bien entendu, perti­nent avec votre contenu) et les hash­tags « de niche », moins utili­sés mais plus effi­cace pour toucher un public cible davan­tage quali­fié (qui sera donc plus engagé, c’est-à-dire aura davan­tage tendance à « aimer », commen­ter et/ou parta­ger votre publi­ca­tion).

Dans le premier exemple, l’uti­li­sa­tion d’un hash­tag plus géné­rique noie la publi­ca­tion parmi l’en­semble des autres publi­ca­tions utili­sant le même hash­tag.

Optimisation Instagram : les hashtags génériques / tendances

En ajou­tant un hash­tag plus spéci­fique (dit « de niche »), la publi­ca­tion peut plus aisé­ment être trou­vée et ainsi toucher plus effi­ca­ce­ment un public quali­fié.

Optimisation Instagram : les hashtags de niches / spécifiques

Une bonne pratique consiste donc à mixer des hash­tags géné­riques (ou tendances) à des hash­tags de niches.

  • Choi­sis­sez des hash­tags qui corres­pondent au style d’uti­li­sa­tion de la plate­forme. Comme évoqué précé­dem­ment, Insta­gram utilise des hash­tags liés à la loca­li­sa­tion, à décrire la photo et les outils employés pour la réali­ser.
  • Ne créez un nouvel hash­tag que si vous avez un objec­tif précis derrière la tête : dans le cadre d’une campagne, ou afin d’or­ga­ni­ser vos conte­nus, par exemple.
  • Si vous créez un nouvel hash­tag, qu’il ne soit ni trop long, ni trop compliqué à écrire. Insta­gram est une appli­ca­tion mobile. La rédac­tion de texte se fait à l’aide d’un clavier tactile dans le meilleur des cas. Cela signi­fie que si vous cher­chez à créer un mouve­ment et la récu­pé­ra­tion de votre hash­tag (dans le cadre d’un concours ou d’une campagne publi­ci­taire, par exemple), la longueur et la complexité du hash­tag employé déter­mi­nera en partie le succès de votre campagne.

Dans un précé­dent article, j’abor­dais Calvin Klein et sa campagne #MyCal­­vins comme un bon exemple d’uti­li­sa­tion de hash­tags pour géné­­rer aisé­­ment de l’UGC de la part de sa commu­­nauté. La campagne #mycal­vins consti­tue un bon exemple de créa­tion d’un hash­tag (ni trop long, ni trop compliqué) dans un objec­tif marke­ting.

UGC Campagne Calvin Kleins #MyCalvins

  • N’ayez pas plus de hash­tags que de mots accom­pa­gnant votre photo. De nombreux utili­sa­teurs ont tendances, dans une recherche de visi­bi­lité, à ajou­ter un nombre beau­coup trop impor­tant de hash­tags. N’uti­li­sez pas 30 hash­tags sur une image, utili­sez-en plutôt 5. En plus de géné­rer du « bruit » en détour­nant l’at­ten­tion de l’image vers le texte, il attire un public dit « non quali­fié », des spam­meurs ou des utili­sa­teurs simple­ment soucieux d’être suivis. Ceux-là ne génèrent pas de réel enga­ge­ment, et votre contenu ne les inté­resse pas.

Un bon exemple de mauvaise utili­sa­tion des hash­tags (par l’illus­tra­teur Djordje Djuka­no­vic) :

Exemple de mauvaise utilisation des hashtags sur Instagram par l'illustrateur Djordje Djukanovic

  • Ne confon­dez pas un hash­tag avec un autre. Prenons l’exemple des hash­tags #ff et #fml. Si #ff signi­fie « Follow Friday » une tendance hebdo­ma­daire sur le réseau social qui incite les personnes taguées sur la photo à les suivre, #fml signi­fie « Fuck My Life » (équi­valent, en quelque sorte, de « Vie De Merde » en français) est employé lorsqu’un inter­naute est confronté à un inci­dent indé­pen­dant de sa volonté (acci­dent, inon­da­tion, rupture, etc.).

L’en­ga­ge­ment est plus impor­tant pour les photos que les vidéos

Bien que les marques publient de plus en plus de vidéos (13,2% de toutes leurs publi­ca­tions), les photos génèrent toujours un plus grand enga­ge­ment de la part des utili­sa­teurs d’Ins­ta­gram. Pour obte­nir davan­tage d’en­ga­ge­ment sur Insta­gram, favo­ri­sez donc la publi­ca­tion d’images sur la publi­ca­tion de vidéos.

Chiffres Instagram : plus d'engagement sur les photos

En conclu­sion – Insta­gram et ses utili­sa­teurs contraints de s’adap­ter au modèle écono­mique de Face­book

Les chan­ge­ments qui s’opèrent actuel­le­ment sur Insta­gram vont très certai­ne­ment obli­ger ses utili­sa­teurs à repen­ser leurs tech­niques de publi­ca­tions, s’ils dési­rent encore toucher un grand nombre de leur « follo­wers ».

Le rachat de la plate­forme par Face­book l’amène à se réin­ven­ter pour mieux coller à un modèle écono­mique basé sur la publi­cité payante, ce qui – à plus court qu’à plus long termes – devrait malheu­reu­se­ment impac­ter de manière signi­fi­ca­tive le taux de reach natu­rel des publi­ca­tions de ses utili­sa­teurs.

Comment, dans ses circons­tances, un utili­sa­teur Insta­gram peut-il opti­mi­ser ses publi­ca­tions ?

  • L’op­ti­mi­sa­tion de ses publi­ca­tions à travers une analyse et un choix plus appro­fondi des hash­tags qu’il sélec­tionne ;
  • Un mélange étudié entre hash­tags géné­riques / tendances et hash­tags de niches ;
  • La créa­tion de photo­gra­phies toujours plus belles et origi­nales, et l’ajout d’une légende toujours plus enga­geante (mise en contexte, histoire, etc.) ;
  • La publi­ca­tion des photos qui fonc­tionnent le mieux vis à vis de sa commu­nauté de « follo­wers », dans la tranche horaire qui a donné les meilleurs résul­tats ;
  • Enfin, pour ceux qui en ont les moyens, l’achat de formats spon­so­ri­sés payants qui accordent des avan­tages auxquels les utili­sa­teurs lambda n’ont pas accès, tels que :
    • Les vidéos d’une durée de 60 secondes (au lieu de 15 secondes) ;
    • L’ajout d’un lien cliquable (via le bouton « shop now / learn more / sign up / install now / … ») ;
    • L’ac­cès aux encarts publi­ci­taires qui appa­raissent dans le fil d’ac­tua­lité, entre l’une ou l’autre publi­ca­tion « natu­relle ».

Instagram Infographie