Le blog de Sophie

État du réfé­ren­ce­ment natu­rel (SEO) en 2016 : synthèse et réca­pi­tu­la­tif des algo­rithmes de Google

Pour le moteur de recherche Google, un seul mot d’ordre : amélio­rer encore et toujours l’ex­pé­rience utili­sa­teur (UX) des inter­nautes qui réalisent des recherches sur son moteur, et ce, en travaillant conti­nuel­le­ment sur l’op­ti­mi­sa­tion des algo­rithmes, garants de la qualité et de la perti­nence des résul­tats rendus. En ce début d’an­née 2016, on fait le point et on réca­pi­tule l’état du réfé­ren­ce­ment natu­rel (SEO), après une année 2015 pleine de mises à jour des filtres et algo­rithmes de Google.

Référencement naturel - SEO - Search Engine Optimization

Qu’est ce que le réfé­ren­ce­ment natu­rel (SEO) ?

« Le terme ‘réfé­ren­ce­ment’ (en anglais « SEO » pour Search Engine Opti­mi­za­tion, pour Opti­mi­sa­tion des moteurs de recherche) désigne l’en­semble des tech­niques permet­tant d’amé­lio­rer la visi­bi­lité d’un site web, à savoir la soumis­sion consis­tant à faire connaître le site auprès des outils de recherche ; et le posi­tion­ne­ment (en anglais « ranking ») consis­tant à posi­tion­ner les pages d’un site en bonne posi­tion dans les pages de résul­tat pour certaines requêtes » — commentça­marche.net

Référencement naturel - SEO - Search Engine Optimization

Comment fonc­tionne le réfé­ren­ce­ment natu­rel (SEO) ?

Dans « Le pourquoi et comment de l’op­ti­mi­sa­tion ergo­no­mique et de l’ac­ces­si­bi­lité des sites web », j’ex­pliquais que le posi­tion­ne­ment sur les moteurs de recherche est le fruit d’une colla­bo­ra­tion entre le « bot » du moteur (lequel scanne le contenu de votre site) et son algo­rithme qui, sur base d’une série de facteurs, défi­nira son posi­tion­ne­ment pour chaque recherche spéci­fique d’un inter­naute lambda.

Indexation et référencement Google - Bots

Pour être plus clair, ce « bot » parcours votre site pour en « scan­ner » le contenu. Le terme anglo­phone « Web  » signi­fiant « Toile », ce « bot » est souvent égale­ment consi­déré comme une « arai­gnée ». Cette dernière « rampe » (crawl en anglais) et « scanne » le contenu (texte et code de votre site) en utili­sant les « fils » (l’équi­valent des liens entrants et sortants / hyper­liens ou hyper­links en anglais) pour se dépla­cer de site en site et de page en page, sur cette gigan­tesque « toile » que consti­tue le World Wide Web. Mais cette arai­gnée est aveugle. Elle ne perce­vra pas votre design ni vos images. La seule manière qu’elle a de se repé­rer est donc de lire le contenu (texte et code) de votre site (d’où sa si grande impor­tance). Une fois votre site ainsi « scanné », il se trouve indexé dans le moteur de recherche.

Il est à noter que les résul­tats qui en ressor­ti­ront pour­ront diffé­rer d’un inter­naute à un autre. Les facteurs qui influencent cette diffé­ren­tia­tion peuvent-être liés à l’his­to­rique de navi­ga­tion, aux cookies (ayant préen­re­gis­trés nos habi­tudes et préfé­rences), ou encore aux infor­ma­tions de confi­gu­ra­tion du navi­ga­teur (qui indique notre langue et notre loca­li­sa­tion).

Ainsi, si je réalise une recherche depuis google.be, sur un navi­ga­teur confi­guré en langue française, avec des cookies enre­gis­trés qui permettent au moteur de savoir que j’ai déjà navi­gués sur tel site ou tel autre, les résul­tats renvoyés suite à une même requête, diffé­re­ront d’un inter­naute à un autre.

Qu’est-ce qu’un algo­rithme de Google ?

Dans un précé­dent article, inti­tulé : « guide des dernières mises à jour de l’al­go­rithme de Google », j’ex­pliquais ce qu’est un algo­rithme de Google :

Qu'est-ce qu'un algorithme Google - SEO - référencement naturel

L’al­go­rithme prin­ci­pal de Google a pour tâche de déter­mi­ner quelles pages web doivent appa­raître dans ses résul­tats, dans quel ordre (clas­se­ment), pour une requête donnée (mots-clés enco­dés par l’in­ter­naute dans la barre de recherche du moteur).

Au moment où un inter­naute encode une demande / requête donnée dans le moteur de recherche (qu’il s’agisse d’un ou d’une série de mots-clés, ou d’une ques­tion, dite « requête conver­sa­tion­nelle »), l’al­go­rithme prin­ci­pal de Google se met à fonc­tion­ner. Sur base d’une série de critères, prin­ci­pa­le­ment liés à la qualité et à la perti­nence du site et de son contenu, par rapport à la requête, Google renvoie des résul­tats qui appa­rai­tront listés sur ses pages.

Au départ, cet algo­rithme était assez simple et il suffi­sait aux déve­lop­peurs d’en­co­der une série de mots-clés dans les balises corres­pon­dantes de leur site, pour que celui-ci appa­raisse suite à n’im­porte quelle requête. Mais de trop nombreux abus (perpé­trés par les « black hat SEO », des réfé­ren­ceurs qui appliquent des méthodes ayant pour but de trom­per la machine pour amélio­rer arti­fi­ciel­le­ment le clas­se­ment d’un site) ont amenés Google à revoir la complexité de son algo­rithme au fil des ans.

Aujourd’­hui, Google prend en compte jusqu’à 200 facteurs diffé­rents pour calcu­ler le posi­tion­ne­ment de votre site au sein de ses résul­tats de recherche. Lorsqu’il ne met pas à jour son algo­rithme, Google en crée de nouveaux, lesquels ont pour but d’adap­ter l’al­go­rithme prin­ci­pal aux nouveaux compor­te­ments d’in­ter­nautes. Ainsi, l’al­go­rithme Humming­bird (Coli­bri) fut créé dans le but d’ap­por­ter une réponse à des requêtes de plus en plus souvent réali­sées sous la forme de ques­tions (par exemple : « où trou­ver une boutique vegan à Liège / Comment cuisi­ner du canard à l’orange / etc. »).

Ainsi, on parle de « mise à jour » de l’al­go­rithme lorsque Google effec­tue un chan­ge­ment pouvant affec­ter le niveau d’in­fluence de l’un de ces 200 facteurs. Lorsque cette modi­fi­ca­tion est impor­tante, Google le baptise (Panda, Penguin, Humming­bird, etc.), sinon il n’en fait rien (et vous obser­vez de légères varia­tions de trafic dans vos statis­tiques Google Analy­tics). Ces mises à jour de l’al­go­rithme sont d’une impor­tance capi­tale, car selon le facteur visé, votre site peut en pâtir consi­dé­ra­ble­ment.

Les algo­rithmes de Google : réca­pi­tu­la­tif et expli­ca­tions

Google Panda

Algorithme Google Panda

Google Panda a pour but de s’as­su­rer que les sites qui publient des conte­nus de mauvaise qualité soient mal posi­tion­nés dans les résul­tats de recherche de Google. Ainsi, Google Panda permet de soumettre aux inter­nautes réali­sant une recherche sur le moteur, des résul­tats de meilleure qualité, avec un contenu perti­nent par rapport à leur requête.

Qu’est-ce que Google consi­dère comme du contenu de mauvaise qualité :

  • Lorsqu’il y a peu de contenu et/ou que celui-ci n’ap­porte aucune plus-value au sujet qu’il traite ;
  • Les conte­nus préten­du­ment nouveaux qui sont en réali­tés des versions modi­fiées d’un article exis­tant ;
  • Les conte­nus illi­sibles car unique­ment compo­sés de mots-clés ;
  • Les conte­nus dupliqués ;

Conseil : évitez de dupliquer du contenu et assu­rez-vous que le contenu de votre site est inté­res­sant pour vos inter­nautes (et réponde correc­te­ment à une ques­tion posée / une requête donnée).

Qu’est-ce que Google entend par « contenu dupliqué » exac­te­ment ?

« On parle de contenu dupliqué dès lors qu’un même contenu est acces­sible à plusieurs endroits sur le web. L’unité de base des docu­ments étant la page, défi­nie préci­sé­ment par son URL, on parle de contenu dupliqué quand une même page est acces­sible à plusieurs URL » – WebRankInfo.com

  • Si vous indexez un contenu iden­tique plusieurs fois, vous faites « craw­ler » (scan­ner) à Google plus de pages que néces­saire. Votre quota de pages « scan­nées » étant limité par jour, il est préfé­rable de ne lui faire « craw­ler » que le néces­saire.
  • Si un contenu est indexé plusieurs fois, Google ne sélec­tion­nera pas toujours le bon lien pour l’af­fi­cher dans les résul­tats. L’ex­pé­rience utili­sa­teur (UX) sera donc moins bonne, ce qui est mauvais pour le réfé­ren­ce­ment natu­rel.
  • Si un contenu est acces­sible à plusieurs URL, certains inter­nautes utili­se­ront une URL et d’autres une autre. Chaque page aura peu de « back­links » (liens poin­tant vers cette page), ce qui est moins effi­cace en réfé­ren­ce­ment natu­rel que de concen­trer les efforts au même endroit.

Google Panda désor­mais inté­gré à l’al­go­rithme prin­ci­pal de Google

Tout récem­ment (la semaine du 11 janvier 2016), Google Panda a été inté­gré dans l’al­go­rithme prin­ci­pal de Google. Cela signi­fie que l’al­go­rithme est suffi­sam­ment constant pour ne pas devoir subir de modi­fi­ca­tions et de mises à jour à répé­ti­tion. Il peut donc fonc­tion­ner de manière libre et auto­nome. Il s’agit donc désor­mais d’un algo­rithme poten­tiel­le­ment en fonc­tion­ne­ment pour une longue durée, sans que l’on ait à s’en occu­per, en oppo­si­tion à un algo­rithme expé­ri­men­tal qui fonc­tionne pour une durée incer­taine et subit des modi­fi­ca­tions. Pour Google, c’est plus pratique de le lais­ser fonc­tion­ner libre­ment sans devoir s’en préoc­cu­per, mais au final, rien n’a vrai­ment changé (et l’im­pact de Google Panda reste le même).

Algorithme Google Panda

Source : https://www.simpli­learn.com/seo-stra­tegy-in-tune-with-google-algo­rithm-updates-article

Google Phan­tom (dans la lignée de Google Panda)

Algorithme Google Phantom

L’al­go­rithme Google Phan­tom vise (comme Panda) les sites propo­sant du contenu de faible qualité.

« Plusieurs types de pages ont été péna­li­sés. C’est notam­ment le cas des pages avec des conte­nus trop courts et des propo­si­tions de contenu addi­tion­nel de mauvaise qualité : par exemple, certains sites e-commerce avec beau­coup de visuels mais peu de contenu se sont trou­vés péna­li­sés. Il en est de même pour les pages de listing vidéo ou à scroll sans théma­tique précise qui aura égale­ment un impact néga­tif puisqu’elles produisent par défi­ni­tion très peu de contenu textuel » — Jour­nal­du­net.com

Conseil : pour Google, « content is king  » (le contenu est roi). Enri­chis­sez vos conte­nus, offrez une analyse appro­fon­die à vos inter­nautes, montrez que vous maîtri­sez votre sujet. Cela passe par un contenu séman­tique riche et une atten­tion parti­cu­lière portée aux mots (en veillant à leurs perti­nences par rapport au texte global).

Google Penguin

Algorithme Google Pinguin

Google Pingouin déva­lue les sites dont les liens – vers d’autres sites – ont été acquis arti­fi­ciel­le­ment, dans le seul but d’amé­lio­rer leur posi­tion­ne­ment dans les résul­tats de recherche. Google Penguin a ainsi pour objec­tif de décou­ra­ger les pratiques non-éthiques en matière de réfé­ren­ce­ment.

Qu’est-ce que Google consi­dère comme des liens acquis arti­fi­ciel­le­ment :

  • Lorsqu’on achète et/ou échange des liens (propo­ser de mettre un lien vers un autre site, en échange que ce dernier accepte d’éga­le­ment mettre un lien vers notre site) avec un site n’ayant aucune perti­nence (au niveau de la théma­tique) avec son propre site ;
  • Lorsqu’on s’ins­crit dans une « ferme / pépi­nière de liens » (link farm) dont le prin­cipe est de créer des dizaines de sites qui pointent les uns vers les autres afin d’amé­lio­rer leur posi­tion­ne­ment dans le moteur, lequel juge la qualité d’une page en fonc­tion du nombre de liens poin­tant vers elle. Cette tech­nique s’ap­pa­rente à du spam­dexing, en français « réfé­ren­ce­ment abusif », un ensemble de tech­niques consis­tant à trom­per les moteurs de recherche sur la qualité d’une page ou d’un site afin d’ob­te­nir, pour un mot-clé donné, un bon clas­se­ment dans les résul­tats des moteurs.

Conseil : évitez l’uti­li­sa­tion frau­du­leuse de liens (liens ache­tés, échan­gés, sans perti­nence, …).

Algorithme Google Pinguin - Google Pingouin

Source : https://www.simpli­learn.com/seo-stra­tegy-in-tune-with-google-algo­rithm-updates-article

Google Humming­bird (Coli­bri)

Algorithme Google Hummingbird - Colibri

Google Humming­bird (ou Coli­bri) favo­rise les sites qui four­nissent des réponses aux ques­tions des inter­nautes. Il tente ainsi d’amé­lio­rer encore davan­tage la perti­nence des résul­tats four­nis (prin­ci­pa­le­ment pour les requêtes de plusieurs mots-clés qui prennent la forme de ques­tions) avec une meilleure compré­hen­sion de l’in­ten­tion de l’in­ter­naute.

Tandis que Panda et Penguin ciblent des éléments spéci­fiques (le contenu et les liens), Coli­bri redé­fi­nit la façon dont Google fonc­tionne dans son ensemble. Aupa­ra­vant, Google n’avait aucun moyen de répondre à une ques­tion « conver­sa­tion­nelle » telle que : « Où se trouve la pizze­ria la plus proche de la Place Cathé­drale à Liège ? ». Les seuls éléments que Google parve­nait à prendre en compte étaient les termes isolés : « Pizze­ria », « Place Cathé­drale » et « Liège ». Désor­mais, grâce à Humming­bird, Google a une meilleure compré­hen­sion des éléments qui composent une requête. Il cher­chera à répondre à un problème plutôt que d’af­fi­cher des résul­tats pour un ensemble de mots clés.

« Parmi les autres éléments qui font partie de l’al­go­rithme géné­ral Humming­bird, on trouve des filtres anti­spam bien connus des spécia­listes en réfé­ren­ce­ment natu­rel comme Google Panda, Google Penguin ou Google Payday Loan (comme les requêtes concer­nant les payday loan, c’est-à-dire des prêts sur salaires propo­sés par des orga­nismes de crédit) » –Réfé­ren­ceur.be

Conseil : adap­tez votre contenu et vos mots-clés à des recherches « conver­sa­tion­nelles » formu­lées en langage natu­rel. Assu­rez-vous que le contenu de votre site cherche à résoudre de vrais problèmes, à répondre à de vrais inter­ro­ga­tions.

Algorithme Google Hummingbird - Colibri

Source : https://www.simpli­learn.com/seo-stra­tegy-in-tune-with-google-algo­rithm-updates-article

Google Pigeon

Algorithme Google Pigeon

Google Pigeon propose aux inter­nautes un résul­tat plus perti­nent et plus précis pour les recherches ciblées géogra­phique­ment. Google cherche ainsi à amélio­rer les para­mètres de clas­se­ment liés à la géolo­ca­li­sa­tion et à la distance.

« Pigeon est le nom d’une mise à jour impor­tante de l’al­go­rithme de Google qui a modi­fié ce qu’on appelle le réfé­ren­ce­ment local, c’est-à-dire les résul­tats que remonte le moteur pour les requêtes asso­ciées à un lieu. […] Le nom Pigeon a été donné par un spécia­liste améri­cain bien connu des SEO, en clin d’œil aux pigeons qui ont la faculté de pouvoir retrou­ver certains lieux » – Jour­nal­du­net.com

Google Pigeon impacte les résul­tats obte­nus sur Google Maps, mais aussi les résul­tats obte­nus suite à une recherche clas­sique sur le moteur de recherche (à travers, notam­ment, les résul­tats qui regroupent de 2 à 7 lieux épin­glés sur une map).

Recherche google classique - Algorithme Google Pigeon

Les consé­quences de Google Pigeon sur les résul­tats de recherche

  • Pigeon a consi­dé­ra­ble­ment fait bais­ser le nombre de requêtes faisant remon­ter des résul­tats liés à une Google Map. Les groupes de 4, 5, ou 6 résul­tats sont toujours aussi rares. Mais le nombre de groupes de 3 résul­tats a augmenté consi­dé­ra­ble­ment, alors que le nombre de groupes de 7 résul­tats a baissé ;
  • La carte sur laquelle se trouvent les résul­tats s’est rétré­cie ;
  • Certains commerces qui appa­rais­saient après une recherche locale ont donc pu sortir de la liste des résul­tats les plus visibles, Google faisant ainsi perdre beau­coup de visi­bi­lité à certains commerces ;
  • Les annuaires qui listent des entre­prises et leur adresse ont gagné en visi­bi­lité sur les résul­tats remon­tés par Google. La mise à jour Pigeon a, par exemple, pu profi­ter à des sites comme Yelp, ou TripAd­vi­sor, voire même Hotels.com sur certaines requêtes.

Conseil : mention­nez vos réfé­rences géogra­phiques, tentez d’ac­cu­mu­ler les commen­taires et cita­tions posi­tifs de la part de vos clients, enfin, inscri­vez-vous sur les sites et les annuaires déjà posi­tion­nés.

Algorithme Google Pigeon

Source : https://www.simpli­learn.com/seo-stra­tegy-in-tune-with-google-algo­rithm-updates-article

Google Mobile-Friendly (ou Google Mobi­le­ged­don)

Algorithme Google Mobile-Friendly - Mobilgeddon

Google Mobile-Friendly (ou Mobi­le­ged­don) a pour but premier de favo­ri­ser les sites opti­mi­sés pour les appa­reils mobiles (tablettes et smart­phones).

Comme j’en avais fait l’ana­lyse dans l’ar­ticle « Respon­sive Web Design et Google Mobile-Friendly : le design adap­ta­tif au service du réfé­ren­ce­ment », le 21 avril 2015, Google a sorti la mise à jour, « mobile-friendly », laquelle péna­lise les sites non « respon­sive » au sein des résul­tats de recherche sur mobile (soit tout de même près de 50% des requêtes trai­tées chaque jour par Google). La mise à jour fut mise en place sur une base « page par page » et non pour l’en­semble du site. Les pages « mobile-friendly » sont donc boos­tées mais pas les autres.

Les sites adap­tés pour la consul­ta­tion sur tablettes et smart­phones, non content de béné­fi­cier d’un avan­tage sur les sites qui ne le sont pas, béné­fi­cient égale­ment d’un label « site mobile » (ou « mobile-friendly  » en anglais) qui appa­rait en gris, juste à côté des résul­tats mobiles. Bing, le moteur de recherche de Micro­soft, n’aura pas tardé à suivre son homo­logue et affiche égale­ment un label « Mobile-Friendly » (Pour mobile) à côté de ses résul­tats de recherche.

Exit Studio - Resultat Bing Google - Pour Mobile Mobile-Friendly

Conseil : assu­rez-vous que votre site soit « respon­sive  » et ainsi, acces­sible sur tablettes et smart­phones.

Algorithme Google Mobile-Friendly - Mobilgeddon

Source : https://www.simpli­learn.com/seo-stra­tegy-in-tune-with-google-algo­rithm-updates-article

Google Payday Loan

Filtre Google Payday Loan

Le filtre PayDay Loan (que l’on pour­rait traduire par « rachat de crédit ») a été conçu pour combattre le spam sur les requêtes très concur­ren­tielles. Le filtre s’in­té­resse aux requêtes spam­mées, et non aux sites « spammy ». Les secteurs les plus visés sont les sites porno­gra­phiques, les ventes de médi­ca­ments de type Viagra, le rachat de crédit ou encore les casi­nos, par exemple (connus comme présen­tant typique­ment de nombreuses requêtes spam­mées).

« This speci­fi­cally aims to target more spammy like indus­tries where the link buil­ding and spam tactics are more extreme. […] the tech­niques targe­ted here are often « ille­gal » tactics ». […] For example, there were people complai­ning about searches like “payday loans” on Google.co.uk. So we have two different changes that try to tackle those kinds of queries in a couple different ways. […] We’re going from having just gene­ral queries be a little more clea­ned to going to some of these areas that have tradi­tio­nally been a little more spammy » — seround­table.com

Traduc­tion :

le filtre cible spéci­fique­ment les secteurs « spammy  » où les liens et les tech­niques de spam sont plus extrêmes. Les tech­niques visées sont souvent consi­dé­rées comme illé­gales. Par exemple, il y a des inter­nautes qui se sont plaint de recherches telles que « prêts sur salaire / crédit » sur le moteur Google.co.uk. Nous avons donc cher­ché à nous attaquer (de diffé­rentes manières) à ce type de requête « spammy » (c’est-à-dire des requêtes qui amènent à obte­nir des résul­tats très spam­més). Nous allons passer de « résul­tats géné­raux » a des résul­tats un peu plus « propres » dans ces domaines d’ac­ti­vité qui, jusqu’a­lors, sont connus pour amener plus de « spam » dans les résul­tats.

Google Pirate

Filtre Algorithme Google Pirate

Le filtre Google Pirate a été intro­duit au sein de l’al­go­rithme de Google pour la première fois durant l’été 2012 afin de péna­li­ser les sites inter­net qui enfreignent le droit d’au­teur ainsi que les sites pirates. Parmi les sites prin­ci­pa­le­ment visés par Google Pirate, on trouve ceux qui figure dans le système DMCA (Digi­tal Mille­nium Copy­richt Act).

Calen­drier des mises à jour des algo­rithmes de Google en 2015

Filtres et algorithmes Google 2015 2016

  • 04 Février 2015 – prémisses de Google Mobile-Friendly : si Google ne le confirme pas offi­ciel­le­ment, les sites e-commerce perçoivent des chan­ge­ments dans leur posi­tion­ne­ment, appa­rem­ment liés à l’as­pect « convi­vial » et respon­sive de leur site.
  • 21 Avril 2015 – Google Mobile-Friendly : Google annonce offi­ciel­le­ment son inten­tion d’en­cou­ra­ger les sites acces­sibles sur smart­phones et tablettes, et incite les acteurs du web à se mettre à jour.
  • 03 Mai 2015 – Google Phan­tom 2 : certains chan­ge­ments dans les résul­tats Google semblent annon­cer l’ar­ri­vée de Phan­tom 2 (algo­rithme qui filtre les sites en fonc­tion de la qualité de leur contenu). Cepen­dant, Google prétend avoir unique­ment modi­fié certains critères de qualité.
  • 17 Juillet 2015 – Google Panda : la mise à jour de Panda (4.2) est lente et a peu d’im­pacts.
  • 26 Octobre 2015 – Google RankB­rain : Google dévoile qu’il utilise l’in­tel­li­gence arti­fi­cielle pour inter­pré­ter les requêtes et résul­tats. L’al­go­rithme Google RankB­rain consti­tue aujourd’­hui le troi­sième critère le plus impor­tant pour le clas­se­ment.
  • 19 Novembre 2015 – Google Phan­tom 3 : une nouvelle mise à jour impor­tante, mais encore « non-confir­mée », concerne à nouveau l’ana­lyse de la qualité du contenu. De nombreux sites impac­tés en mai, ayant retra­vaillé cet aspect, perçoivent une amélio­ra­tion.

Google RankB­rain

Google RankBrain

RankB­rain est le nom donné par Google à un système d’in­tel­li­gence arti­fi­cielle et d’ap­pren­tis­sage auto­ma­tique (machine-lear­ning arti­fi­cial intel­li­gence system), utilisé pour offrir aux inter­nautes des résul­tats perti­nents. Ce système permet à une machine de s’or­don­ner lui-même certaines tâches (plutôt que comman­dées par un humain ou en suivant un programme détaillé). Les machines peuvent ainsi accom­plir des tâches impos­sibles à remplir par des moyens algo­rith­miques plus clas­siques. Une « très grande propor­tion » des résul­tats de recherche sont gérés par RankB­rain.

RankB­rain est donc une énième surcouche de l’al­go­rithme prin­ci­pal de Google, mais une surcouche parti­cu­liè­re­ment impor­tante puisqu’elle vise à analy­ser et à comprendre les conte­nus avec plus de perti­nence.

« Il semble­rait que RankB­rain fasse partie de l’al­go­rithme géné­ral Humming­bird (et ne consti­tue donc pas un nouvel algo­rithme). […] RankB­rain ne gère pas toutes les recherches et il ne s’agit que ‘d’un des signaux inclus dans l’al­go­rithme pour déter­mi­ner les résul­tats qui appa­raissent sur le moteur de recherche de Google ainsi que leur posi­tion­ne­ment’ » – Réfé­ren­ceur.be

En conclu­sion – qualité et perti­nence des conte­nus au cœur de la stra­té­gie de réfé­ren­ce­ment de Google :

Pour Google, l’in­ter­naute qui réalise une recherche à l’aide de son moteur, consti­tue sa clien­tèle (son public cible). Pas éton­nant donc que l’objec­tif de la firme soit de lui appor­ter pleine satis­fac­tion, à travers des résul­tats perti­nents et de quali­tés, renvoyés pour une requête donnée. Un inter­naute satis­fait par les résul­tats d’une recherche réuti­li­sera ce moteur, confir­mant ainsi l’hé­gé­mo­nie actuelle de Google. Qui plus est, il devient alors indis­pen­sable d’être présent (et surtout visible) sur le moteur, lequel pourra alors béné­fi­cier de rentrées finan­cières supplé­men­taires, à travers Google Adwords et la publi­cité payante.

On remarque que l’évo­lu­tion des algo­rithmes exis­tants, comme la créa­tion de nouveaux algo­rithmes, coïn­cide (et est gran­de­ment déter­miné) avec l’évo­lu­tion des compor­te­ments et habi­tudes des inter­nautes eux-mêmes. C’est ainsi que la créa­tion de l’al­go­rithme Coli­bri permit au moteur de s’adap­ter à cette nouvelle tendance des requêtes « conver­sa­tion­nelles » (qui prennent la forme de ques­tions plutôt que de mots-clés).

« Parmi les éléments qui font partie de l’al­go­rithme géné­ral de Google, on trouve des filtres anti-spam comme Google Panda, Google Penguin ou Google Payday Loan, des éléments qui ont pour but d’amélio­rer la perti­nence des résul­tats locaux (Google Pigeon), des éléments qui récom­pensent les sites mobile-friendly (Google Mobile-Friendly) ou encore des éléments qui visent à lutter contre la viola­tion des droits d’au­teur (Google Pirate) » – Réfé­ren­ceur.be

Je vous laisse avec cette très bonne info­gra­phie de SEObook qui explique comment la recherche sur un moteur fonc­tionne :

How search work - comment un moteur de recherche fonctionne - Google