Le blog de Sophie

Créa­tion de site inter­net : arnaque des sites « clés en main » ou « one shot » à abon­ne­ment

L’en­vie de rédi­ger cet article m’est venue des trop nombreux clients pour lesquels nous avons réalisé un nouveau site, suite à une très mauvaise expé­rience avec des « agences web » propo­sant des sites inter­net « one shot » (un rendez-vous = une signa­ture) par abon­ne­ment.

La crois­sance posi­tive du secteur de la créa­tion de site inter­net a attiré beau­coup d’op­por­tu­nistes dont le seul et unique objec­tif est de géné­rer un maxi­mum de profit en un mini­mum de temps (et non d’of­frir un service). Ces agences dites « web » sont la honte de notre métier et renvoie une image néga­tive d’un milieu qui passionne beau­coup d’entre nous. Ce ne sont d’ailleurs pas des profes­sion­nels mais bien des commer­ciaux qui ne maitrise aucune compé­tence autre que la vente (ces « agences » parviennent à vendre un site inter­net en 1 heure sur un coin de table et surtout, parviennent à le faire payer jusqu’à 10 fois sa valeur réelle). Enfin, les ventes du type « one shot » sont souvent désas­treux en termes de résul­tats, avec des sites très mal conçu pour un prix prohi­bi­tif.

Commerciaux - arnaque création site internet one shot clé en main abonnement

Qu’est-ce qu’un site inter­net « one shot » par abon­ne­ment ?

 « La vente ‘one-shot’ est une tech­nique commer­ciale utili­sée par certaines socié­tés du Web propo­sant la créa­tion de sites ‘clé en main’. Elle désigne une méthode visant à obte­nir la signa­ture d’un client lors de la première et unique rencontre. Ainsi, à l’aide d’une argu­men­ta­tion commer­ciale agres­sive, le client certes profes­sion­nel mais géné­ra­le­ment novice en la matière est poussé à signer le contrat sur-le-champ, trop souvent sans avoir pris connais­sance des diffé­rentes moda­li­tés de l’en­ga­ge­ment qu’il contracte. Géné­ra­le­ment, cela débouche sur la situa­tion suivante :

– Le client n’est fina­le­ment ni proprié­taire de son site web, ni titu­laire du nom de domaine alors qu’il croyait l’être.

– Le coût de l’opé­ra­tion et des rede­vances mensuelles deman­dées sur une période longue s’avèrent géné­ra­le­ment au dessus des prix du marché » – Jour­nal­du­net.com

Contrat - arnaque création site internet one shot clé en main abonnement

Dans certains cas, une (fausse) propo­si­tion de parte­na­riat « gratuit » se solde par la signa­ture d’un contrat de loca­tion de plusieurs mois à plusieurs centaines d’eu­ros :

« Les profes­sion­nels du Web (agences et indé­pen­dants) dénoncent les agis­se­ments abusifs et malhon­nêtes d’un petit nombre d’agences Web. En France et en Belgique (prin­ci­pa­le­ment), elles pros­pectent les PME et TPE en utili­sant une méthode de vente « agres­sive » dite du « one-shot » (réali­sa­tion d’une vente en un seul rendez-vous). Ces pres­ta­taires vendent des sites Web présen­tés comme « gratuits » (car sous forme de « parte­na­riat »), alors qu’il s’agit en fait de contrats irré­vo­cables de loca­tion, sur 48 mois, de licence d’ex­ploi­ta­tion de site Web. Les contrats de site sont reven­dus rapi­de­ment à des socié­tés de crédit-bail (ou « leasing »), sans que ce trans­fert de dossier ait été au préa­lable précisé au client. Leur site « gratuit » leur revient donc à plusieurs milliers d’eu­ros, alors que la qualité est aussi critiquée (ils fonc­tionnent sur le prin­cipe de templates). Les prix des sites sont consi­dé­rés comme exor­bi­tants par rapport à ce qu’ils sont. Les clients ne béné­fi­cie­raient pas de délai de rétrac­ta­tion puisqu’ils sont profes­sion­nels, ne possèdent ni le nom de domaine, ni l’hé­ber­ge­ment, ni le site (qui est la propriété de l’agence Web ou de la société de leasing) ou ses données. Les clients qui s’es­timent victimes se comptent par centaines et font entendre leur voix sur le Web » – marke­ting­pro­fes­sion­nel.fr

La plupart du temps, ces sites sont de (très) mauvaise qualité, ils ne sont pas acces­sibles sur tablettes et smart­phones (ce qui devrait clai­re­ment être prévu compte tenu des actuels 35,6% de trafic mobile rien qu’en Belgique), ni opti­misé au niveau du code (pour le réfé­ren­ce­ment et l’ac­ces­si­bi­lité notam­ment). Ces sites ont été conçus à l’aide d’un template (angli­cisme qui désigne un modèle sur lequel on se base pour conce­voir un design de site) acheté quelques dollars en ligne, vague­ment adapté au niveau des couleurs et du contenu selon le client (ce qui signi­fie que tous les clients ont le même site).

Le service client est déplo­rable, avec des réponses à leurs emails plusieurs mois plus tard, voire jamais pour certains, et ainsi, des demandes de modi­fi­ca­tions jamais réali­sées, ou réali­sées très en retard à un prix assez élevé (car le site ne dispose pas d’un gestion­naire de contenu). Enfin, un tarif par abon­ne­ment mensuel exor­bi­tant, justi­fié par des préten­dus frais d’ac­qui­si­tion de nom de domaine, d’hé­ber­ge­ment et de main­te­nance qui, s’ils ne sont pas réglés en temps et en heure par le client, amène­ront l’agence à pure­ment et simple­ment suppri­mer le site (car le site et le nom de domaine ne vous appar­tiennent pas, ils consti­tuent une loca­tion).

Au final, le client débourse des milliers d’eu­ros pour un site de qualité médiocre qui ne lui appar­tient même pas et dont le prix final est plus de 10 fois supé­rieur au prix réel.

De quels éléments faut-il se méfier afin d’évi­ter de se faire arnaquer par un pres­ta­taire malhon­nête pour la créa­tion de son site inter­net ?

Une offre « packa­ging » très peu détaillée au lieu d’une offre plus complète du type « cahier des charges »

Un vendeur entre dans votre boutique / entre­prise, discute (vague­ment) avec vous de ce dont vous avez besoin (sans trop s’at­tar­der sur des ques­tions essen­tielles), puis vous soumet diffé­rentes offres (sous la forme de trois types d’abon­ne­ments diffé­rents, par exemple) et vous présente enfin un bon de commande à signer immé­dia­te­ment.

Un site inter­net ne se réalise pas si faci­le­ment. La ques­tion des fonc­tion­na­li­tés néces­saires, du nombre de pages, de la quan­tité de contenu et du type de contenu (texte, images, vidéos, statique, dyna­mique, etc.), ainsi que de votre public cible, de vos besoins et de vos objec­tifs est primor­dial et doit être défini en amont du projet. Toute agence un tant soit peu sérieuse vous rencon­trera d’abord pour simple­ment discu­ter du projet, avec une série de ques­tions à vous poser, puis vous fera parve­nir, d’un à quelques jours plus tard, un devis sur mesure repre­nant l’en­semble de vos besoins sous la forme (conden­sée ou non) d’un cahier des charges.

Un site inter­net conçu en un temps record

En moyenne, Exit Studio réalise un petit site vitrine (dans le meilleur des cas et avec des retours et vali­da­tions de la part du client assez rapides) en 3 à 4 semaines. Pour un site vitrine conte­nant des fonc­tion­na­li­tés un peu plus avan­cées, nous annonçant 4 à 6 semaines. Pour un site e-commerce complet, de 6 à 10 semaines.

L’ap­proche d’EXIT Studio peut se défi­nir comme une suite d’étapes (préa­la­ble­ment annon­cées et expliquées au client), dont le passage de certaines d’entre elles néces­si­tera une vali­da­tion préa­lable de la part du client. Le temps que celui-ci met à nous donner une réponse ou à nous four­nir du maté­riel (conte­nus textuels, traduc­tions, images, logo, etc.) condi­tionne gran­de­ment les délais de fina­li­sa­tion du projet.

Ainsi, les diffé­rentes étapes de la concep­tion d’un projet peuvent s’en­vi­sa­ger comme suit :

La chaine de production d'un site internet - jalons, amplication, importance et délai

  • Analyse des besoins et objec­tifs du client : cette étape débute avant même la remise de l’offre, au cours des premiers échanges (rencontre, email, etc.). L’offre reprend, sous la forme d’un cahier des charges (condensé ou précis), l’en­semble des éléments qui seront créés, déve­lop­pés et inté­grés dans le cadre du projet.
  • Concep­tua­li­sa­tion (option­nel) : avant même la réali­sa­tion des maquettes graphiques (et selon le type de projet), nos desi­gners réalisent des mockups / wire­frames du projet. Cette étape néces­si­tera une première vali­da­tion avant de pouvoir passer à l’étape suivante.
  • Concep­tions graphiques : nos desi­gners trans­forment les mockups / wire­frames préa­la­ble­ment vali­dés en propo­si­tions graphiques concrètes de plusieurs écrans du site. Ces propo­si­tions sont « non cliquables » et ne consti­tuent qu’un aperçu de ce que devra être le site, une fois fina­lisé et mis en ligne. Cette étape néces­site une seconde vali­da­tion de la part du client avant de pouvoir passer à l’étape suivante.
  • Déve­lop­pe­ment web : les déve­lop­peurs web trans­forment les maquettes graphiques préa­la­ble­ment vali­dées en pages concrètes du site (code).
  • Inté­gra­tion des conte­nus : sur base du contenu que le client nous a préa­la­ble­ment fourni, nos déve­lop­peurs intègrent les textes et images prépa­rés dans les pages du site.
  • Mise en ligne et dé-bug : le site mis en ligne (dans un premier temps, unique­ment acces­sible via une url d’ad­mi­nis­tra­teur) permet, en étroite colla­bo­ra­tion avec le client, de tester le site et de s’as­su­rer qu’au­cun bug et qu’au­cune erreur ne subsiste. Cette étape néces­site une dernière vali­da­tion de la part du client avant de pouvoir passer à la mise en ligne publique du site.

Si le pres­ta­taire de service ne prévoit aucune de ces étapes dans le cadre de la réali­sa­tion de votre projet (et qu’une fois le bon de commande signé, vous rece­vez votre site de quelques jours à 2 semaines plus tard, sans avoir votre mot à dire sur le design), il y a anguille sous roche.

Des frais mensuels aux justi­fi­ca­tifs douteux

Un mois après la mise en ligne d’un site pour l’un de nos clients, j’ai été surprise de rece­voir un email de ce dernier me deman­dant pourquoi il n’avait pas reçu sa facture mensuelle pour le paie­ment du nom de domaine et de l’hé­ber­ge­ment. Sachez qu’un nom de domaine et un frais d’hé­ber­ge­ment se règle une fois par an.

Chez Exit Studio, nous envoyons direc­te­ment la facture d’OVH (l’hé­ber­geur profes­sion­nel auquel nous faisons appel pour les noms de domaines et héber­ge­ments) à nos clients. Ces derniers sont ainsi assu­rés d’être proprié­taires de leur nom de domaine, mais ils savent égale­ment que nous ne préle­vons aucun frais supplé­men­taire en tant qu’in­ter­mé­diaire (ce sur quoi de nombreuses agences décident de faire leur beurre).

Ainsi, chez OVH, les frais d’ac­qui­si­tion (et de renou­vel­le­ment) d’un nom de domaine et d’hé­ber­ge­ment s’élèvent à 50 euros par an pour un petit site vitrine, par exemple.

Un site sans CMS (gestion­naire de contenu) qui vous impose de contac­ter votre pres­ta­taire et de payer pour chaque petite modi­fi­ca­tion

Un CMS est un gestion­naire de contenu qui vous offre une totale auto­no­mie par rapport à la mise à jour (modi­fi­ca­tion, ajout ou suppres­sion) de vos conte­nus textes et images. Certaines entre­prises utilisent un CMS « maison », d’autres des CMS « open-source » tels que les biens connus WordP­ress pour les sites web ou Pres­taS­hop pour les solu­tions e-commerce (CMS employés chez Exit Studio).

Bien que cela ne s’ap­plique pas forcé­ment à tous les pres­ta­taires, j’au­rai tendance à vous conseiller d’évi­ter les CMS « maison ». En effet, si les choses venaient à mal se passer (vous dési­rez chan­ger de pres­ta­taire de service, par exemple) un site utili­sant un CMS « open-source » sera toujours récu­pé­rable par une autre agence. De plus, votre CMS conti­nuera d’évo­luer car la plate­forme s’en­ri­chit conti­nuel­le­ment, vous garan­tis­sant ainsi une mise aux normes régu­lière par rapport aux stan­dard du web (inter­net évoluant constam­ment). A contra­rio, un CMS « maison » n’est pas toujours « récu­pé­rable » car il a été conçu en interne. Il peut égale­ment s’avé­rer « archaïque » car une agence web ne dispose pas toujours du temps et des ressources néces­saires pour opti­mi­ser de manière régu­lière son CMS « maison ».

Il y a clai­re­ment recherche de malver­sa­tion lorsqu’un pres­ta­taire de service ne prévoit pas la créa­tion du site via un CMS (ou ne prévoit pas la possi­bi­lité pour un tiers de récu­pé­rer le site et de le faire évoluer), car cela implique une factu­ra­tion de frais supplé­men­taires pour chaque petite modi­fi­ca­tion ou mise à jour deman­dée par le client.

Frais supplémentaires - arnaque création site internet one shot clé en main abonnement

Bien entendu, leur objec­tif étant avant tout de se faire de l’argent sur votre dos, leur équipe de commer­ciaux sera toujours plus complète et dyna­mique que leur équipe de gestion­naire de projet. Ainsi, nous savons (de par nos clients) que leur service client est souvent exécrable, avec :

  • Des réponses aux emails très tardives (je parle ici de parfois plusieurs mois) voire inexis­tantes ;
  • Un coût pour la plus minime modi­fi­ca­tion (chan­ge­ment du numéro de télé­phone appa­rais­sant sur le site, par exemple) exor­bi­tant (cela leur demande pour­tant 10 min au grand maxi­mum) ;
  • Des modi­fi­ca­tions souvent incom­plètes (après véri­fi­ca­tion, seule­ment une partie des demandes ont été réali­sées).

Bien entendu, s’il vous prenait l’en­vie d’ar­rê­ter de payer votre abon­ne­ment en signe de contes­ta­tion (car vous remplis­sez vos obli­ga­tions mais pas eux), votre site serait immé­dia­te­ment supprimé et votre nom de domaine perdu (c’est ce qui est malheu­reu­se­ment arrivé à l’un de nos clients).

Un site et un nom de domaine en loca­tion

Votre site et votre nom de domaine ne vous appar­tiennent pas, il s’agit d’une loca­tion.

Dans le meilleur des cas, après avoir payé durant des années votre abon­ne­ment mensuel (et avoir déboursé 12.000 euros pour un site de mauvaise qualité qui en valait en réalité 10.000 euros de moins), le site vous appar­tient.

Dans le pire des cas, vous payez toute votre vie, et si vous avez le malheur de mettre un terme au paie­ment de vos mensua­li­tés, votre site est pure­ment et simple­ment supprimé. Ce n’est pas la peine non plus d’es­sayer de récu­pé­rer votre nom de domaine, …

S’il aura fallu des années pour que votre site acquière un réfé­ren­ce­ment natu­rel de (moyenne) qualité (car ils auront mis 2 jours à réali­ser votre site qui n’était donc pas du tout opti­misé pour le réfé­ren­ce­ment), tout vos efforts seront alors perdus.

Des condi­tions géné­rales de vente écrites en tout petits carac­tères

J’ai toujours été convain­cue que les condi­tions géné­rales devaient autant proté­ger le client que le pres­ta­taire. Elles doivent être claires et lisibles, et j’in­vi­te­rai toujours le client à les consul­ter avant de signer. Celles-ci contiennent autant les devoirs et obli­ga­tions du client que ceux du pres­ta­taire. Ainsi, chez Exit Studio, les condi­tions géné­rales indiquent (notam­ment) :

  • Jusqu’à quelles versions, pour chaque navi­ga­teur, nous assu­re­rons la compa­ti­bi­lité du site ;
  • Ce qu’im­plique notre travail d’op­ti­mi­sa­tion du réfé­ren­ce­ment de base du site ;
  • Les diffé­rentes étapes du projet ;
  • Le maté­riel que nous deman­dons au client de nous four­nir ;
  • Combien de mois de supports sont offerts au client, après mise en ligne du site, pour corri­ger gratui­te­ment les bugs ;
  • Etc.

Chaque fois qu’il m’est arrivé de consul­ter l’offre d’un concur­rent dont les condi­tions géné­rales de ventes parve­naient à tenir sur une page (et écrites en minus­cules), j’ai été horri­fiée de consta­ter à quel point ce seul docu­ment permet­tait de faire la diffé­rence entre un pres­ta­taire peu scru­pu­leux (dont l’objec­tif est de se faire de l’argent sur le dos du client, et non de cher­cher à lui propo­ser une vraie solu­tion) et un pres­ta­taire honnête et de qualité.

Agence web malhonnête- arnaque création site internet one shot clé en main abonnement

Veillez donc toujours à lire atten­ti­ve­ment les condi­tions géné­rales de vente de votre pres­ta­taire et méfiez vous de ce qui s’ap­pa­rente à une tech­nique de dissi­mu­la­tion de ce à quoi vous vous enga­gez.

La garan­tie d’un réfé­ren­ce­ment natu­rel opti­mal et du posi­tion­ne­ment de votre site dans les trois premiers résul­tats de Google

Le réfé­ren­ce­ment natu­rel est un domaine assez complexe qui n’est pas toujours maitrisé par tous, même dans le domaine du web. Garan­tir au client qu’il se retrou­vera dans les trois premiers résul­tats de Google, et ce, peu importe la recherche réali­sée, est un mensonge éhonté. Même si le client ne saisi pas tous les tenants et abou­tis­sants du réfé­ren­ce­ment natu­rel, il n’est pas compliqué de comprendre que s’il était si simple (et qu’il suffi­sait de payer pour) de se retrou­ver dans les trois premiers résul­tats de Google, tout le monde s’y trou­ve­rait. Or, c’est impos­sible.

Seo - référencement naturel

Chez Exit Studio, nous préci­sons dans les condi­tions géné­rales de notre offre qu’il est impos­sible de pouvoir vous four­nir des garan­ties en termes chif­frés. Il existe beau­coup de facteurs pour lesquels, même si le site est opti­misé et bien conçu, nous n’avons aucun impact. Pas moins de 200 facteurs sont pris en compte par Google pour déter­mi­ner le posi­tion­ne­ment des sites. Parmi ceux-ci : l’ancien­neté du site, son affluence, les liens entrants et sortants (mentions sur d’autres sites par exemple) ou encore les signaux sociaux.

Ainsi, ne lais­sez pas un commer­cial essayer de vous vendre des vessies pour des lanternes, juste pour vous amener à signer.

Après le commer­cial, votre inter­lo­cu­teur n’est pas un gestion­naire de projet mais une société finan­cière

Ce n’est pas toujours le cas, mais il arrive fréquem­ment qu’une fois le contrat signé, vous n’ayez plus jamais affaire au commer­cial qui vous a vendu le site, ni au moindre inter­mé­diaire entre vous et le pres­ta­taire de service (un gestion­naire de projet par exemple) mais bien direc­te­ment à une société finan­cière, laquelle n’hé­si­tera pas à jouer les recou­vreurs de dettes de manière plus ou moins agres­sive.

« Lors de la signa­ture du contrat, le client aura signé un autre contrat, celui-ci entre lui-même et une société de leasing. En effet, l’agence ne sera qu’un inter­mé­diaire entre le client et la société de leasing et ne sera donc pas du tout respon­sable si le site ne plaît pas au client ! C’est pour cela que ces agences n’ont pas de problème juri­dique : elles ne sont pas respon­sables des mauvais services qu’elles rendent. Et donc si vous n’êtes pas satis­fait, vous devez deman­der de pouvoir accé­der à votre site par un espace person­nel, et soit vous débrouiller seul, soit faire appel à un profes­sion­nel (comme si vous n’aviez pas payer assez cher déjà) » – kali­pub.com

Dans les réfé­rences du pres­ta­taire, tous les clients ont un site au « design » simi­laire

L’objec­tif de ces pres­ta­taires étant de se faire de l’argent sur votre dos (et certai­ne­ment pas satis­faire à vos besoins et aux besoins de vos inter­nautes, ni réali­ser un travail de qualité leur permet­tant d’em­bel­lir leur port­fo­lio), vous consta­te­rez assez rapi­de­ment que la plupart du temps (certains arnaqueurs se donnent tout de même la peine de chan­ger un peu leur design d’un client à un autre), le design et la struc­ture sont iden­tiques.

En règle géné­rale, on retrou­vera :

  • Un « header » (haut de page) avec le logo à gauche et la barre de navi­ga­tion à droite ;
  • Si vous avez de la chance, une image de slider juste en dessous ;
  • Le contenu mis en page, pas forcé­ment de manière opti­male (et s’il n’y a pas de contenu du tout, la page sera tout de même affi­chée) ;
  • Enfin, un « footer » (bas de page) avec quelques vagues infor­ma­tions, dont (bien mis en évidence) les leurs.

C’est dans les fini­tions que vous verrez le plus le travail bâclé. En effet, un bon desi­gner cher­chera à respec­ter les règles de grilles de mise en page afin que le contenu du site s’aligne propre­ment et que ce dernier soit ainsi « propre » et harmo­nieux.

Grille CSS - grilles de mise en page

Selon le client et l’at­mo­sphère que l’on voudra mettre en avant, le desi­gner va se pencher autant sur les couleurs de la charte graphique que sur les photos / images utili­sées et la typo­gra­phie employée. Un design sur-mesure sera alors réalisé pour le client, et chaque page du site sera envi­sa­gée d’un point de vue ergo­no­mique, puis décli­née en propo­si­tions graphiques, de sorte que toutes les infor­ma­tions présentes soient bien mises en avant.

Ce travail ne sera (très) souvent pas effec­tué dans le cadre d’un site « one shot ». L’objec­tif étant de renta­bi­li­ser un maxi­mum (on veillera à embau­cher des commer­ciaux rému­né­rés à la commis­sion plutôt que des desi­gners et déve­lop­peurs de talents), la plupart de ces sites utilisent des templates tout fait (pour rappel : angli­cisme qui désigne un modèle sur lequel on se base pour conce­voir un design de site), ache­tés en ligne pour une bouchée de pain, qu’ils adaptent ensuite à peine (vu la faible qualité de l’adap­ta­tion).

« Une fois que les contrats sont signés, le site va être créé. Et contrai­re­ment à ce qu’aura fait croire le commer­cial, le site ne sera pas du tout sur-mesure. L’agence sélec­tion­nera un template non modi­fiable, c’est-à-dire que le client ne pourra pas réel­le­ment choi­sir le design de son site, et s’il souhaite le modi­fier, il devra payer (très) cher. Au niveau du contenu : une ou deux pages selon l’offre, et sans possi­bi­lité d’ache­ter des packs de contenu par la suite. En gros : un site sans contenu et donc sans visi­teur et sans résul­tat. Oui voilà, de l’argent foutu à la poubelle ! Enfin non pas à la poubelle, dans les poches d’agences et de commer­ciaux peu scru­pu­leux » – kali­pub.com

Comment faire pour rési­lier un contrat sous­crit en one shot ?

Comment résilier un contrat souscrit en one shot - haas avocats

Les articles listés ci-dessous présentent quelques éléments de réponse :

En conclu­sion – concep­teurs de sites web malhon­nêtes et arnaques des sites « one shot » par abon­ne­ment, une escroque­rie qui coûte cher :

« Les multiples dérives nées de la pratique dites des ventes « one shot » de sites inter­net ont pris en quelques années une telle ampleur que l’on peut parler aujourd’­hui d’un vrai fléau conta­mi­nant la Toile et son écono­mie. Arti­sans, profes­sions libé­rales, PME sont concer­nées et se retrouvent trop souvent isolées devant les Tribu­naux pour tenter de faire valoir leurs droits à l’oc­ca­sion de nombreuses procé­dures judi­ciaires. Leur ques­tion prin­ci­pale est la suivante : Comment sortir d’un contrat avec enga­ge­ment de 48 mois qui s’avère tota­le­ment inadapté à mes besoins, un contrat sans rapport avec le discours du commer­cial venu me démar­cher, un contrat prohi­bi­tif renvoyant à des pres­ta­tions bien souvent inexis­tantes ? » – haas-avocats.com

Se faire arnaquer par ces pres­ta­taires de services peut coûter beau­coup plus cher qu’il n’y paraît. Non content de payer une somme astro­no­mique (plus de 10 fois son prix) pour un site de quelques pages sans fonc­tion­na­li­tés, le site ne dispose d’au­cune visi­bi­lité. En effet, la plupart du temps, il n’est ni attrac­tif, ni acces­sible sur tablettes et smart­phones, ni opti­misé pour le réfé­ren­ce­ment. Le client signe donc pour un site qui n’ap­pa­rai­tra nulle part ou, s’il s’avère consul­table, a des chances de faire fuir les inter­nautes.

Être présent sur la toile est devenu un véri­table enjeu pour les commerçants. Le web procure une vitrine virtuelle et par consé­quent, de la visi­bi­lité. Mais pour un inter­naute, arri­ver sur un site de mauvaise qualité, c’est comme entrer dans une entre­prise – et même si elle vous a été chau­de­ment recom­man­dée – et remarquer que le papier peint se décolle des murs. Ils en ressor­ti­ront forcé­ment avec une impres­sion néga­tive.

Petites histoires d'internet que personne ne voudrait vivre - arnaque contrat one shot par abonnement

C’est ce qui est malheu­reu­se­ment arrivé à l’un de nos pros­pects. Celui-ci nous avait contacté car, suite à la refonte de son site, il ne rece­vait plus le moindre email. Or, jusqu’à présent, il obte­nait la majo­rité de ses contrats via la page de contact de son site web. Après analyse du site par nos soins, nous avons constaté que ce pres­ta­taire avait facturé plus de 6000 euros pour un template (pour rappel : angli­cisme qui désigne un modèle sur lequel on se base pour conce­voir un design de site) acheté 30 dollars sur inter­net. De nombreuses pages ne fonc­tion­naient même pas correc­te­ment, le réfé­ren­ce­ment n’était pas du tout opti­misé et le formu­laire de contact ne fonc­tion­nait pas. Ce pros­pect décida alors de se retour­ner contre ce pres­ta­taire peu scru­pu­leux, et s’il obte­nait dédom­ma­ge­ment, comp­tait refondre à nouveau son site chez Exit Studio. Malheu­reu­se­ment pour lui, les dépenses réali­sées et l’ab­sence de retours (le nouveau site l’ayant complè­te­ment handi­capé) fut fatal à son acti­vité et il dû mettre la clé sous la porte.

Veillez donc à vous montrer le plus atten­tif possible au pres­ta­taire à qui vous avez affaire, au contrat que vous vous apprê­tez à signer et à la manière avec laquelle votre projet web est abordé. Dans ce milieu, il n’y a pas de règle qui prévale. La ques­tion de l’an­cien­neté n’est pas forcé­ment une valeur sûre, car le web est un domaine en constante évolu­tion, et un pres­ta­taire actif depuis plus de 10 ans peut s’avé­rer à la traine par rapport aux nouveau­tés tech­no­lo­giques (tout comme un jeune pres­ta­taire peut s’avé­rer incom­pé­tent ou peu proac­tif).

Mon maçon est illustrateur

Malgré tout, un site coûte cher car il n’est pas si simple à réali­ser. Cela demande non seule­ment du temps mais égale­ment des compé­tences. De nombreux éléments doivent être envi­sa­gés en amont de la concep­tion, et c’est alors au pres­ta­taire de vous poser les nombreuses ques­tions qui permet­tront de tracer les contours de votre projet, quitte à ne pas essayer de vous vendre ce dont vous n’avez pas besoin, si cela est béné­fique à vos objec­tifs.

Comme dans n’im­porte quel autre domaine, assu­rez-vous de la qualité des réali­sa­tions avant de passer commande. Sentez si vous avez affaire à un commer­cial qui ne cherche qu’à vendre, ou à un profes­sion­nel qui connaît son métier et peut vous conseiller en consé­quence. Méfiez-vous des sites trop bons marchés qui cachent des frais supplé­men­taires, et surtout, faites le calcul de ce que vous allez devoir débour­ser au total si vous avez affaire à un contrat par abon­ne­ment. Enfin, deman­dez diffé­rents devis à diffé­rents pres­ta­taires et ne signez jamais au moment même. Comme pour n’im­porte quel autre contrat, lais­sez-vous donc le temps de la réflexion.